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Villers-la-Ville : un territoire où nature et patrimoine se rencontrent

Villers-la-Ville : un territoire où nature et patrimoine se rencontrent

Au sud de la Province du Brabant wallon, à une trentaine de kilomètres de Bruxelles, s’étend la commune de Villers-la-Ville. Elle rassemble cinq anciennes communes : Villers-la-Ville, Sart-Dames-Avelines, Marbais-Marbaisoux, Tilly et Mellery, ainsi qu’une partie de Gentinnes (hameau de Haute-Heuval).

La commune est bien connue pour sa remarquable Abbaye, joyau du patrimoine cistercien et haut lieu touristique. Mais au-delà de ce site emblématique, les villages de l’entité offrent également un cadre naturel privilégié, propice aux balades, à la découverte du petit patrimoine et à l’observation de la biodiversité.

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Julie Charles, échevine de l’environnement, en charge e.a. de l’environnement, de la transition écologique, du développement durable et de la biodiversité.

Des balades pour découvrir la nature et le patrimoine

Le Syndicat d’Initiative de Villers-la-Ville et l’Abbaye de Villers-la-Ville jouent un rôle essentiel dans la mise en valeur du territoire. Une équipe d’une trentaine de bénévoles passionnés œuvre tout au long de l’année pour promouvoir la culture et le tourisme local. Parmi les activités proposées figurent notamment la Saint-Hubert, le concert de Noël, la Nuit des Sentiers, des marches ADEPS mais aussi des concerts avec des artistes renommés, des expositions, des journées à thème.

En parallèle, la commune, via ses services techniques et administratifs, veille à l’entretien et à la valorisation des voies vertes. Cinq balades thématiques ont récemment été développées afin de mettre en lumière le petit patrimoine populaire wallon. Grâce à un flyer disponible en ligne sur le site communal, les visiteurs peuvent parcourir chaque village de l’entité à la découverte de chapelles, anciennes fermes et autres témoins du patrimoine local.

« Et à propos de l’actualité récente en matière de préservation et valorisation de notre patrimoine vert, nous avons notamment distribué 2 000 pièges à frelons asiatiques parmi nos habitants pour éradiquer ce fléau qui menace notre biodiversité. Nous avons organisé des soirées thématiques sur des sujets tels que la protection du hérisson et établit un plan d’action via le GAL pour planter d’ici 2027 50 km de haies en terres agricoles sur le territoire du pays des 4 bras qui couvre les trois communes de Genappe, Villers-la-Ville et Les Bons Villers » confie Julie Charles, échevine en charge e.a. de l’environnement, de la transition écologique, du développement durable et de la biodiversité.  Outre les bienfaits évidents pour la protection des sols et des cultures, le recépage de ces haies permet de produire des plaquettes de bois de bonne qualité pour la production d’énergie.

Une commune qui fait fleurir la biodiversité

La commune s’engage également activement dans une gestion plus écologique de ses espaces publics. Le service des espaces verts privilégie désormais des pratiques favorables à la biodiversité : plantation de vivaces et d’arbustes, développement d’essences mellifères, prairies fleuries, fauchage tardif ou encore évolution vers des cimetières plus naturels. Cette gestion différenciée consiste à adapter l’entretien des espaces selon leur usage et leurs caractéristiques. Les objectifs sont de favoriser les plantes indigènes, limiter l’utilisation de pesticides et réduire l’impact environnemental tout en maîtrisant les coûts d’entretien.

La transition s’est mise en place progressivement et s’accompagne d’une sensibilisation du public grâce à des panneaux informatifs et à diverses actions de communication. Les habitants sont également invités à porter un regard nouveau sur la végétation spontanée, souvent qualifiée à tort de « mauvaises herbes », mais qui joue pourtant un rôle essentiel dans les écosystèmes : refuge pour la faune, amélioration des sols et captation du CO2.

Dans cette logique, l’abandon des produits phytosanitaires dans les espaces publics s’est imposé naturellement et les cimetières font également l’objet d’une nouvelle approche. Ils sont davantage végétalisés et deviennent des lieux plus apaisants qui contribuent au renforcement du maillage écologique communal.

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La chapelle Notre-Dame Auxiliatrice du Triolet est une construction avec nef, abside et clocheton ardoisé.  Elle a été rénovée il y a deux ans par un collectif citoyen.

Les citoyens, acteurs de la nature

La biodiversité à Villers-la-Ville se construit aussi avec les habitants. La commune encourage leur participation à travers différentes initiatives, dont le concours des Façades fleuries. Celui-ci récompense plusieurs catégories : façades et balcons, jardinets en façade, potagers ou encore jardins au naturel.

La participation citoyenne s’exprime également dans le cadre du Plan Communal de Développement Rural (PCDR). « Élaboré avec les habitants et reconnu par la Région wallonne, ce plan comprend de nombreux projets visant notamment à renforcer la biodiversité sur le territoire. Et cette année, à la fin du mois de mai, l’événement Villers-Mon-Jardin permettra aux particuliers d’ouvrir leurs jardins au public. Organisée en collaboration avec plusieurs associations locales et le Cercle des Naturalistes de Belgique, cette initiative favorise le partage d’idées et de bonnes pratiques en matière de jardinage écologique » explique Julie Charles.

La réserve naturelle de Gentissart : un trésor de biodiversité

Enfin, parmi les richesses naturelles de la commune figure évidemment la Réserve naturelle de Gentissart. Aménagé dans une ancienne sablière située entre Tilly et Mellery, ce site constitue aujourd’hui un véritable havre de biodiversité. Composé de plusieurs plans d’eau et de milieux variés, il abrite une faune et une flore particulièrement riches. La Province du Brabant wallon a acquis l’ancienne sablière en 1996 afin d’y développer un site didactique d’intérêt biologique. Le site est aujourd’hui intégré au réseau Natura 2000 et a été reconnu comme réserve naturelle agréée par la Région wallonne en 2004.

Des visites guidées sont organisées un vendredi et un week-end par mois, de juillet à mars.

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Exemple de fauchage tardif.

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