En octobre, Husqvarna Group a rassemblé des centaines de professionnels du secteur vert, de la science et de la technologie sous les voûtes de la Llotja de Mar, à Barcelone, à l’occasion de l’événement Living City 2025. Deux jours durant, ils ont réfléchi à une question centrale : comment rendre les villes plus vertes, plus intelligentes et plus agréables à vivre, avec la nature comme alliée ?
Yvette Henshall-Bell, Présidente de l’unité opérationnelle européenne de Husqvarna Group, a fait passer un message clair lors de son discours d’ouverture : la durabilité ne doit pas être un plus, mais le point de départ de toute innovation. « Ne serait-ce pas merveilleux que chaque ville puisse laisser s’exprimer la nature qu’elle contient ? » Cette exhortation a servi de fil conducteur pour la journée : une ville qui vit en harmonie avec son environnement.

Le professeur Thomas Elmqvist, de l’Université de Stockholm, a jeté les bases de la discussion : les solutions fondées sur la nature peuvent résoudre divers problèmes rencontrés par les villes, tels que la chaleur et la qualité de l’air. « Une augmentation de 30 % des arbres dans les villes permet de réduire drastiquement les décès dus à la chaleur », affirme-t-il.
Marc Montlleó, de l’agence de développement Barcelona Regional, a montré comment le Nature Plan associe le développement à la biodiversité. « Les espaces verts ne doivent pas seulement être présents, ils doivent aussi être connectés », selon lui. La transition est aussi perceptible en dehors du secteur vert : le Liverpool FC a montré comment sport et durabilité vont de pair. Le programme The Red Way permet au club de quasiment atteindre la neutralité climatique, avec l’aide de robots Husqvarna qui tondent les terrains tout en favorisant la biodiversité.
Michiel Boreel, CTO chez Sogeti, a souligné que la technologie sans boussole éthique est dénuée de sens. « L’IA ne remplacera jamais notre bon sens. Il est impossible de programmer l’empathie et le sens de la responsabilité. » Au bout de la première journée, tous partageaient le même sentiment : l’avenir de la gestion des espaces verts urbains réside dans la collaboration entre l’humain, la machine et la nature.
Après cette journée inaugurale inspirante, Living City 2025 a investi la ville. La seconde journée était placée sous le signe des données, de la numérisation et de l’innovation zéro émission. Des applications pratiques ont permis d’appréhender concrètement les aspects évoqués le premier jour. Marc Montlleó a de nouveau pris la parole, cette fois avec des images satellites montrant comment convertir des places empierrées en poumons verts. « La ville est un organisme vivant qui respire et grandit », a-t-il expliqué. « Notre défi n’est pas d’augmenter les espaces verts, mais de mieux les connecter. »

Hugo van Bijsterveld de Husqvarna Group a décrit comment la plateforme HUGSI.green répertorie l’écologisation urbaine dans le monde. Avec des données issues de 344 villes réparties dans 62 pays, Husqvarna aide les pouvoirs publics et les gestionnaires à comprendre les espaces verts et à les protéger. « Quiconque veut gérer quelque chose doit d’abord le comprendre », révèle-t-il.
Håkan Norberg a démontré comment la plateforme cloud Fleet Services permettant de gérer le parc connecté de machines de Husqvarna donne des informations en temps réel sur plus de 140 000 équipements. « Les temps d’arrêt coûtent plus cher que l’entretien. Avec des données, vous pouvez intervenir avant la panne. » Le passage à la technologie à batteries a aussi été abordé, notamment la surveillance pilotée par l’IA, la planification de la maintenance et la gestion efficace de l’énergie.
Mais c’est sur le terrain du Parc de la Ciutadella que vision et technologie ont réellement convergé. Le robot-tondeuse Automower® 540 EPOS® tond sans fil, avec des limites virtuelles, et reconnaît les animaux grâce à l’IA, même la nuit. Le gicleur à batterie 515iSB et l’unité de distribution de puissance PDM4X montrent comment les machines électriques sont plus intelligentes et plus durables.
La vedette de la journée était la tronçonneuse 550 iXP : aussi puissante qu’une tronçonneuse à essence de 50 cc, mais silencieuse, légère et sans émission. Sans oublier le modèle FM 410i, la première tondeuse autoportée à coupe frontale entièrement électrique de Husqvarna, conçue pour collaborer avec la nature. « Avec ces machines, nous gérons des écosystèmes, pas des gazons », se réjouit le chef de produit Andreas Hultgren.
Après deux journées emplies de nouveaux concepts, de chiffres et d’exemples pratiques, la conclusion était unanime : l’avenir de la gestion des espaces verts urbains est électrique, connecté et axé sur l’humain. « Nous ne pouvons pas dominer la nature, conclut Hugo van Bijsterveld, mais nous pouvons apprendre à collaborer avec elle. »
