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Le travail est moins éprouvant et plus productif
Tracteur DEUTZ-FAHR équipé d’un bras HERDER

Le travail est moins éprouvant et plus productif

Une technologie de plus en plus pointue

Les rayons du soleil dardent timidement à travers les nuages.  Dans les jardins privés, les tondeuses repointent le bout de leur lame. Dans les champs, les agriculteurs profitent d’une météo clémente pour fertiliser leurs terres et ensemencer de nouvelles cultures. Les professionnels des espaces verts s’efforcent de rattraper leur retard après des semaines de mauvais temps et ressortent le matériel lourd pour tondre, élaguer, faucher, creuser, dessoucher ou planter de nouvelles variétés d’arbustes et de plantes vivaces.  Une fois n’est pas coutume, nous approchons cette période de renaissance printanière sous l’angle spécifique du revendeur. La parole à Gérard Bini, l’un des trois co-gérants du spécialiste en matériel agricole BINI M & JM établi à Meux, en région namuroise. 

Gérard Bini : « En matière d’investissement, les entrepreneurs se rendent compte que les machines plus avancées leur font gagner en productivité, en précision, tout est automatisé, au centimètre près. Dès lors, il y a moins de fatigue, plus de rendement et on gagne beaucoup de temps dans les opérations d’entretien. »

La société BINI M & JM a été créée en 1924 comme entreprise agricole.  Plus tard s’est ajoutée la vente de matériel agricole. Mais c’est toutefois en 2012 que s’est amorcé le virage actuel pour la société familiale : la concentration exclusive des activités sur la distribution des meilleures marques de matériel agricole. Citons sans exhaustivité les marques Deutz-Fahr (tracteurs et moissonneuses), Tecnoma (pulvérisateurs), Pottinger (matériel de fenaison et de travail du sol), Rauch (fertiliseurs), Herder (accessoires d’engins porteurs pour l’entretien des abords et accotements). La liste est bien fournie.    

C’est depuis 2012 que la société familiale BINI M & JM a recentré ses activités exclusivement sur la distribution des meilleures marques de matériel agricole.

L’évolution du secteur sous la lorgnette du revendeur

Gérard Bini : « Nous avons connu un bon premier trimestre 2023. Le temps maussade a certainement quelque peu ralenti l’activité mais le retour du printemps signifie aussi que l’on se soucie à nouveau des cultures, c’est la période de semences, donc le secteur s’active à nouveau.  Depuis deux ou trois ans, nous constatons une demande accrue pour du matériel plus sophistiqué, que ce soit pour la gestion de la flotte, la technologie d’autoguidage GPS ou le transfert de données. Les avancées technologiques permettent de gagner du temps, de réaliser des progrès en consommation de produits en garantissant la bonne dose au bon endroit. C’est aussi plus propre. Et en matière de transfert de données, il est désormais possible de consulter l’état de fonctionnement d’une machine à distance et de poser un diagnostic fiable. » 

Et d’ajouter : « La demande de machines non thermiques fait son apparition, mais de façon plutôt ponctuelle. Du moins dans notre région « campagnarde » car en région bruxelloise, par exemple, les variantes électriques pour le petit matériel sont incontournables pour des questions de nuisances sonores et d’empreinte environnementale.    

Pour ce qui est du gros matériel, comme un tracteur, la motorisation électrique n’est pas encore d’actualité. Par contre, une réelle évolution positive est la volonté politique de traiter les espaces verts avec plus de respect et de favoriser la biodiversité. C’est ainsi que des administrations communales mettent en place des prés fleuris, adoptent une stratégie de fauchage tardif et de tonte plus propre, de désherbage mécanique sans produits phytosanitaires. »

Si les engins lourds sont encore majoritairement proposés en variante thermique, les alternatives plus écologiques sont bel et bien en cours d’étude, y compris des prototypes propulsés à l’hydrogène.

Et l’avenir alors ? 

Gérard Bini lève un coin du voile : « En termes de machines, il semble que le non thermique pour les engins plus lourds soit bien à l’étude. Mais évidemment, cela prendra encore du temps car pour le gros matériel, on part vraiment de zéro.  Mais qui sait ? Dans quelques années, certainement. Idem pour l’hydrogène :  des prototypes de tracteurs à l’hydrogène sont déjà en cours de développement. En matière d’investissement, les entrepreneurs se rendent compte que les machines plus avancées leur font gagner en productivité, en précision, tout est automatisé, au centimètre près, le conducteur se contente de contrôler pour ainsi dire. En conséquence, il y a moins de fatigue, plus de rendement et la mise en place du champ est plus facile.  Le gain de temps est aussi appréciable au niveau des opérations d’entretien : il y a vingt ans, on réparait avec un jeu de clés, maintenant avec un ordinateur. Des codes d’erreurs sont affichés sur l’écran de contrôle de l’engin, le diagnostic peut même se faire à distance.  Il s’agit donc de suivre son temps. Et en guise de prévention, la mise en route chez le client reste très importante.  Il convient de prendre le temps de bien informer le client. Dans la pratique, cela se fait souvent en deux temps ; une première explication détaillée, suivie par une utilisation concrète et puis à nouveau une nouvelle explication lors d’une seconde visite sur place. Et au final, le client est content et nous aussi ! »   

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