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La (re)découverte de la nature mobilise tous les acteurs
On observe une recherche de couleur et de variété dans le jardin mais aussi une demande de plantes qui résistent aux influences climatiques.

La (re)découverte de la nature mobilise tous les acteurs

Evolutions et tendances dans les jardineries et les pépinières

Après la pluie … vient le beau temps !  Maintenant que la météo maussade des premiers mois de l’année cède peu à peu la place à un temps plus clément et plus ensoleillé, l’effervescence est de mise dans les jardineries et les pépinières. Car les premiers rayons du soleil sont une invitation à réinvestir les espaces verts, entretenir son jardin, planter de nouvelles semences de fleurs et d’arbustes, aménager son petit potager, décorer sa terrasse et embellir son espace d’accueil extérieur autour d’un joli barbecue et de plantations revitalisantes. Mais concrètement, quelles sont les tendances qui se dégagent ?  Que recherche aujourd’hui le consommateur pour maximiser son bien-être dans son petit coin de paradis ? 

La diversité de choix dans l’assortiment de plantes annuelles et de plantes vivaces reste énorme.

Commençons par un constat univoque : l’engouement pour les jardineries et les pépinières est une évidence.  Force est de constater que la pandémie du Covid19 et les périodes de confinement et d’ouverture successives ont encouragé les gens à redécouvrir la nature et le rôle essentiel de leur écrin vert privatif. Le jardin est devenu une réelle extension de la maison qu’il faut préserver, entretenir, embellir et aménager pour s’y ressourcer et y séjourner dans une ambiance relaxante et conviviale.  

Fini le jardin d’agrément parfaitement tondu

Il n’est plus question de se contenter de tondre sa pelouse au millimètre et de tailler sa haie pour un effet visuel propre et soigné. Ce temps est clairement révolu.  Vincent Dassonville, Pépinière de l’étoile : « Les gens prennent plaisir à travailler au jardin, ils créent leur potager pour y planter leurs légumes. Ils aménagent un petit coin verger et plantent des framboisiers, des pommiers, des poiriers. Cela participe à l’envie de consommer local, à contrôler la provenance des produits consommés. Ils se soucient aussi de la biodiversité, de la préservation de l’environnement au sens large. En ce sens, ils recherchent des produits qui n’ont pas été traités avec des pesticides, privilégient les herbes aromatiques « bio », les légumes « bio ». C’est positif. 

Vincent Dassonville, Pépinière de l’étoile : « Les gens prennent plaisir à travailler au jardin, ils créent leur potager pour y planter leurs légumes. Ils aménagent un petit coin verger. Cela participe à l’envie de consommer local. »

Axel Gaone, Jardinerie Tournesols, renchérit : « On constate aussi un rajeunissement de la clientèle. Le potager est une réelle tendance qui semble induire un saut générationnel. Les grands-parents entretenaient un potager, les parents ne l’ont pas fait mais la nouvelle génération le redécouvre.  C’est en quelque sorte le retour du « jardin comestible » : tout ce qui tourne autour des plantes aromatiques et des arbres fruitiers rencontre le succès, même si l’espace est limité. Et pour boucler ce cercle vertueux, les poules se réapproprient le jardin, elles se nourrissent de nos déchets et nous alimentent en œufs ».  

De nouvelles habitudes

« L’après-covid et la conjoncture économique actuelle ont, certes, quelque peu freiné les dépenses.   Mais le jardin reste prioritaire dans l’esprit des gens. La diversité de choix dans l’assortiment de plantes annuelles et de plantes vivaces reste énorme. Et avec la belle saison, les ventes repartent.  Les gens veulent de la couleur et de la variété dans leur jardin mais aussi des plantes qui résistent aux influences climatiques. Les mauvaises herbes sont mieux acceptées, les sentiers enherbés qui retiennent mieux l’eau remplacent les sentiers en pavés, les matériaux naturels sont utilisés pour ériger les clôtures.  Et pour ce qui est du coin BBQ, le charbon de bois connaît un nouvel essor, au détriment de la variante au gaz, sans que l’on puisse y associer une explication claire et précise » confie Vincent Dassonville.  

Axel Gaone, Jardinerie Tournesols : « On constate un rajeunissement de la clientèle. La nouvelle génération redécouvre le potager. C’est en quelque sorte le retour du « jardin comestible ».

Axel Gaone précise à ce propos : « Aménager des zones plus sauvages et plus colorées dans le jardin  est  lié à l’attrait pour les arbres fruitiers. Les gens se rendent vite compte qu’il faut les polliniser, attirer plus d’insectes et de papillons, faire revenir les oiseaux et les abeilles (les « amis du jardin ») et donc, sacrifier une partie de la pelouse pour consacrer une zone dédiée aux pollinisateurs. Finalement, tout est lié, tout a un sens. En termes de variétés de plantes, les gens essaient de trouver des variétés plus résistantes, des variétés méditerranéennes, capables de supporter la canicule et la sécheresse. Car bien entendu, l’arrosage automatique, n’est plus d’actualité, il faut préserver l’eau. En résumé, il s’agit d’éviter d’investir à fond perdu, en quelque sorte.  On retrouve le même état d’esprit dans les bassins et pièces d’eau, désormais de plus petites dimensions ; avant, on voulait une eau claire pour voir les poissons, maintenant l’idée est davantage d’attirer la vie, les libellules. Et on fait attention à la consommation d’électricité et d’eau ».  

Sur le site de Jardinerie Tournesols à Namur ont été placées de grandes citernes de récupération de l’eau de pluie (700 000 litres) avec un système de collecte du surplus d’eau d’arrosage non absorbé par les plantes.

La durabilité également ? 

Les technologies les plus modernes ont envahi les jardineries et les pépinières, avec un seul mot d’ordre : économies des ressources et efficacité. « Nous nous efforçons d’arroser de la manière la plus efficiente possible et nous avons installé des panneaux photovoltaïques » témoigne Vncent Dassonville..

Dans cette optique, le nouvel établissement de la Jardinerie Tournesols à Namur ne manque pas d’ambitions. Axel Gaone : « Notre jardinerie de Châtelineau soufflera ses 20 ans cette année. Et c’est vrai qu’en 20 ans, les technologies ont fortement évolué.  C’est pourquoi notre nouvelle jardinerie à Namur applique des choix raisonnés et les plus durables possibles. Les 9 000 mètres carrés de serres y sont chauffés par un système de chauffage par le sol alimenté par une chaudière à pellets, fabriqués en Wallonie. La toiture des serres recourt à des panneaux en polycarbonate assez épais du côté nord et à des panneaux solaires du côté sud, tandis que des screens placés à l’extérieur permettent de réfléchir les rayons du soleil, ce qui permettrait en théorie de gagner 8 à 10 degrés dans les serres.  Pour ce qui est de l’eau, nous avons placé de grandes citernes de récupération de l’eau de pluie (700 000 litres) avec un système de collecte du surplus d’eau d’arrosage non absorbé par les plantes.  Un énorme bassin d’orage d’un volume d’un million de litres est censé éviter les problèmes d’inondation locaux. Et nous avons également installé 26 bornes de recharge pour véhicules électriques alimentées par les panneaux photovoltaïques, ainsi que des chargeurs pour vélos et cargo-bikes ».  

La toiture des serres de la nouvelle Jardinerie Tournesols à Namur recourt à des panneaux en polycarbonate assez épais du côté nord et à des panneaux solaires du côté sud, tandis que des screens placés à l’extérieur permettent de réfléchir les rayons du soleil.

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